Jessica Prevalet, du praticable aux Cabarets ...

Etoile montante de la scène aérienne Française, Jessica Prevalet est assurément une artiste à suivre ces prochaines années:

Cerceau aérien, trapèze et contorsion, elle explore tout!


Quand l'élégance du charme à la française rencontre la rigueur de la gymnastique rythmique ...

Retour sur le parcours de celle qui, de Londres à Paris, séduit le public.


-Bonjour Jessica,

Comment va tu?

Je vais très bien merci! 


-De quoi es-tu faite?

Je suis entrée dans le monde artistique à l'âge de 4 ans en commençant par la danse classique. Puis ma professeure de danse à remarqué que j'étais plutôt souple et m'a orienté vers la Gymnastique Rythmique (mentionné GR dans la suite de l'article).

J'ai alors commencé la GR à 12 ans, c'était tard pour débuter cette activité.

Mais ma motivation m'a permis de rattraper mon retard, j'ai tout de suite été très passionnée par cette discipline.

J'adorais la compétition et j'ai aussi été charmée par les beaux justaucorps, les strass et les paillettes! Haha!

J'ai très vite eu envie de toucher à toutes les facettes de ce sport que ce soit en coachant ou en passant les niveaux de juges. 

J'ai suivi un parcours scolaire plutôt classique, agrémenté par de nombreux entraînements, c'était parfois difficile de concilier les deux.

Mais j'ai toujours aimé étudier donc cela n'a pas posé de problème.

J'ai obtenu un bac littéraire spécialité "arts plastiques", j'aimais beaucoup lire et surtout tout ce qui touchait à l'art de façon générale.

Si je n'avais pas choisi le sport, j'aurais aimé faire l'école des beaux arts. 


J'ai ensuite fais STAPS à Dijon, où je suis allée jusqu'à la Maîtrise "Entrainement sportif", mention "Gymnastique Rythmique".

Au delà de pratiquer, j'ai toujours aimé enseigner, surtout aux enfants.

Cette formation m'a permis d'apprendre tellement de choses tant sur le plan anatomique, physiologique, psychologique, et surtout pédagogique!

Qui pour moi est la partie la plus importante s'il on veut être un bon coach.

J'ai pu rencontrer des gens aussi passionnés que moi, j'ai adoré ma vie d'étudiante!

-Dans ton parcours, quel a été le lien entre l'univers de la gymnastique rythmique et celui des arts aériens puis celui de la contorsion?

C'est grâce au STAPS que j'ai découvert le cirque et donc les arts aériens.

Durant les deux premières années, nous devons pratiquer tous les sports proposés par l'établissement et c'est ainsi que j'ai découvert les disciplines du cirque. 

Avec mes camarades de gym, danse, GR & cirque, nous avions créée une troupe de spectacle et c'est comme ça que j'ai découvert et pris goût à la scène.

Il y avait des tableaux où nous mélangions les arts aérien et la GR.

Je trouvais le tissu aérien et le cerceau aérien magnifiques, j'ai eu envie de m'y mettre vraiment!

J'ai commencé en apprenant par moi-même, en regardant des vidéos et en essayant de reproduire la même chose sur un cerceau.

La souplesse travaillée en GR m'a été très utile, en revanche c'est la force dans les bras qui m'a beaucoup manqué. 

Toujours grâce à la GR, je savais travailler sur la musique, mettre en valeur les temps forts, lier un numéro de façon fluide et gracieuse et ne pas simplement présenter une suite de figures.

J'essayais vraiment de proposer des enchaînements avec une âme et en y mettant tout mon cœur, comme mes coachs avaient pu me le transmettre.

La GR m'a apportée des valeurs super importantes dans le métier d'artiste comme d'apprendre à persévérer pour atteindre ses objectifs et toujours se remettre en question, car rien n'est jamais acquis.

On peut toujours s'améliorer!

-A quoi rêvais-tu comme carrière sportive lorsque tu étais plus jeune?

Pour être très honnête, j'aurais adoré faire partie des meilleures françaises en GR, mais j'ai commencé très tard pour ça.

Le stress des compétitions m'a finalement empêché de m'exprimer au maximum de mes capacités. 


-Avais-tu envisagé de devenir un jour, l'artiste que tu es aujourd'hui ?

Absolument pas !!!! 

En réalité, je ne me serais JAMAIS vu quitter le monde de la GR.

C'est dur à imaginer aujourd'hui, mais je ne vivais vraiment que pour ça à l'époque.

Je pensais que j'allais devenir entraîneur de GR et le rester.

Je pensais aussi qu'être artiste intermittente serait inaccessible pour moi sans avoir fait d'école de cirque.

Puis, dès que j'ai arrêté la GR, on m'a proposé un job de danseuse/acrobate dans un petit cabaret -le cabaret Sancerrois- et c'est à partir de ce moment que j'ai commencé à vivre des spectacles.

J'allais à la fac la semaine et j'étais sur scène le week end.

-Te sens tu accomplie?  

Aujourd'hui, je m'épanouie complètement dans ce que je fais.

Je suis très heureuse de pouvoir transmettre ma passion grâce aux cours et j'adore être sur scène.

Je ne peux pas rêver mieux!

Jessica Prevalet lors de diverses prestations scéniques de contorsion et de cerceau aérien. Crédit photo: Mixatom

-Quel chemin d'évolution artistique & professionnel aimerais-tu emprunter?

Je voudrais continuer dans le monde du spectacle le plus longtemps possible, jusqu'à ce que mon corps me le permette!

Et ensuite, je pense m'orienter plus sérieusement vers le coaching.

J'ai des projets qui me tiennent vraiment à cœur pour aider les artistes à s'assouplir! 

Jessica Prevalet lors d'une prestation de cerceau aérien

Crédit Photo: Albert Wolff

-En plus d'être artiste et de te produire sur scène, tu es donc également enseignante de contorsion.

Qu'est ce qui t'anime pour transmettre, aux autres, ce que tu sais déjà?

Ce que j'aime par dessus tout dans le fait de donner des cours, c'est de voir mes élèves progresser. Beaucoup arrivent avec des a priori, en pensant qu'elles n'avanceront pas pour diverses raisons.

Et au final, tout le monde sans exception, finit toujours par progresser à un moment donné.

Quand on fait la rétrospective de leur progression personnelle, je suis aussi heureuse que si c'était pour moi! 

Jessica Prevalet lors d'une prestation de contorsion au DREAMS à paris

Crédit Photo: Mixatom

-Que mets-tu à l'intérieur de ton enseignement?

J'ai vraiment à cœur d'enseigner les assouplissements de façon positive!

Pour moi, le mental chez un sportif, c'est 50% du travail.

La contorsion est perçue comme une pratique négative et douloureuse, où il faut se torturer pour avoir des résultats.

En se répétant que c'est dur et que ça fait mal, on finit par s'en convaincre. 

J'aborde toujours la souplesse avec un discours très positif, et je suis persuadée que le corps "entend" tout ça! 

-A quoi aspires-tu sur le chemin de l'enseignement?

J'ai à cœur comme projet de créer une application dédiée au développement de la souplesse. Mais je ne peux pas tout dévoiler tant qu'elle n'a pas vu le jour.


-Où peut-on te rencontrer?

Je donne des cours de contorsion tout l'été au studio de pole dance "Pole et Motion" aux Lilas:

Les mercredi soirs et dimanche après midi.

Ainsi que des cours virtuels (réservations via Instagram)


Mais aussi, j'étais en spectacle la semaine dernière pour le festival de Cirque du CIAM à Aix en Provence.

Et je serai en prestation le 24 Juillet au soir à Saint Ouen.


Pour suivre Jessica Prevalet:

Site Web: www.jessicaprevalet.com

Instagram: @jess_prvlt

Facebook: Jess Prvlt


Merci Jessica pour le soin & le temps.

Nous te souhaitons une belle évolution dans ta carrière!


Les Nouvelles Aériennes.

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